La Costa Brava en solo express

Après  une traversée en partie sous gennaker tangonné, mouillage dans la cala Futadera déserte

Puis une remontée vers Cadaquès, un essai de mouillage dans une crique. L’ancre dérape sur les herbiers, je repars et ce sera non stop vers La Grande Motte malgré les 25/35 noeuds de vent et grosse houle

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Cartagena

Après avoir déchiré le spi symétrique pour la 3ème fois du périple, on établit pour la première fois le solent tangonné en ciseaux

Puis arrêt à Carthago Nova, son théâtre romain, et son pendant moderne

Le port, containers, pétrole, militaire avec ses sous-marins

Le port accueille le Britannia… et Salavida

Et juste en face du bateau, le BK local… un concept de « navigate-in » ?

 

 

Départ de feu

Un simple ventilateur Hella de fabrication chinoise qui prend feu à la mise en route, grésillements et flammes orange. Heureusement coupe-circuit proche, et plus de peur que de mal.

Il est grillé, et je le garde (pour la garantie ?!)

Remplacé immédiatement à Grenade par un modèle Bora de chez Caframo, fabrication canadienne qui paraît plus résistante.

 

L’annexe fuit…

Depuis quelques jours, le compartiment arrière tribord de l’annexe se dégonfle lentement mais régulièrement la nuit. Il doit y avoir une fuite.

Mais comment s’y prendre pour découvrir la fuite ? Savonner l’annexe et regarder où les bulles apparaissent ? Pas concluant. Et si je la mettais à l’eau et plongeais ? Bonne idée !

Je peux voir clairement une petite chaîne de bulles sortir depuis dessous. Super ! Je n’ai plus qu’à sortir l’annexe de l’eau, marquer l’endroit au stylo bille pour pouvoir ensuite coller une rustine (un tacon dit-on en Suisse).

En mettant la main sur le kit de réparation de l’annexe, je constate que ce qui est écrit sur le tube de colle est en russe(comme le fabricant de l’annexe pliable à fond rigide, conçue à l’origine pour leurs commandos de marine, et distribuée pour la plaisance sous la marque F-RIB).

Heureusement, il y a Google Translate ! Qui n’arrive hélas pas à traduire un texte écrit sur un tube cylindrique. Bon, il me reste quelques notions de déchiffrage du cyrillique. J’interprète les chiffres devant le mot « minute » et attribue le temps de séchage et de pause d’après mon expérience.

Je dégonfle le compartiment atteint, je dégraisse la partie à réparer à l’acétone, mince l’acétone a effacé le stylo bille, mais j’ai repéré la marque du petit trou, donc je colle la rustine sur le trou, laisse sécher une nuit et regonfle le tout. Un jeu d’enfant.
Par acquis de confiance je plonge le lendemain pour vérifier ma réparation. Qui est un franc succès. Sauf que j’ai collé la rustine à côté de la fuite… visiblement minuscule ce trou…

Pas grave, je vais recommencer. Je soulève à nouveau le dinghy et demande à Magali de me donner cette fois un feutre noir indélébile pour marquer l’endroit de la fuite. Pour ne pas me faire avoir, je remets l’annexe à l’eau et replonge immédiatement pour être bien sûr que c’est l’endroit que j’ai marqué que je dois réparer. Et là, je n’en crois pas mes yeux : j’ai encore dessiné un cercle à côté de la fuite !

Je remonte l’annexe et redemande à Magali un feutre indélébile d’une autre couleur. L’oeil goguenard, elle me tend deux feutres indélébiles, un bleu et un rouge et me dit sur un ton un brin sarcastique : « Voilà, comme ça si tu te rates encore, tu pourras utiliser le deuxième feutre ».

Vous savez quoi ? J’ai effectivement utilisé les deux autres feutres… True story.